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Laurent Bonadeï : Tout un collectif était dévoué au club et au maillot !

Les Interviews du Musée du Sporting Toulon

Un joueur respecté des siens, aimé du peuple de la rade. Tous ses anciens coéquipiers sont d’accord pour dire de lui qu’il avait une technique bien supérieure à la moyenne, qu’il avait également cette Grinta, cette fidélité au maillot digne de ces « grands anciens » Azur et Or. Certains se souviennent même qu’il était déjà très intéressé par les placements des joueurs et la tactique de son équipe. Pour nous, il sera pour toujours une des pièces maîtresses de cette équipe de Toulonnais qui ont redonné des couleurs à la rascasse, qui auront permis aux supporters du Sporting de croire encore un peu à une bonne étoile.

Aujourd’hui, c’est avec Laurent Bonadeï que nous allons parler Sporting !

LAURENT, POURQUOI AVOIR CHOISI LE SPORTING ?

Ça remonte à très longtemps. Je jouais dans les équipes de jeunes du club de la Rode et j’ai choisi de venir jouer au Sporting quand je suis passé minime. Mon oncle y était président et mon père faisait parti du comité directeur. C’était une évidence de signer. C’était le club de la ville.

QUEL JOUEUR DU SPORTING T’A LE PLUS MARQUE ?

J’étais tout jeune et quand je voyais les Bérenguier, Alfano, Dib, Emon, Boissier, Casoni, Onnis ou Dalger jouer pour le Sporting, c’était fantastique. Des joueurs comme eux qui arrivaient à Toulon, c’était phénoménal.

Dalger avait joué la coupe du monde…

Je me souviens de Bernard Boissier qui s’entraînait en plein hiver en short et t-shirt pendant que tous les autres étaient emmitouflés dans leur survêtement… Il représentait bien l’idée que l’on se faisait de la rascasse et sa mentalité !

Après pendant la période 1994/97, la camaraderie et l’amitié avec les Rabat, Coulbaut et tous les autres représentaient bien la valeur de notre groupe. Mais celui qui nous a fait du bien, qui nous a apporté un vrai plus, c’est Jean-Marc Ferreri. A sept journées de la fin, on était sauvé alors que l’on était promu, et ça, c’est parce qu’il était là. Il nous a bonifié. Son arrivée, à lui, a élevée le niveau de jeu de notre équipe. Et pourtant on avait fait un mauvais début de saison, on en avait pris 7 à Sochaux, puis on avait perdu contre Amiens à Mayol.

C’était pas facile, mais il a été un grand artisan du maintien. Même si tout un collectif était dévoué au club et au maillot lui, faisait ce qu’on lui avait demandé de faire, à savoir marquer ! Et il le faisait très bien.

UN SOUVENIR, UNE ANECDOTE SUR TON PASSAGE A TOULON ?

L’année de la coupe de France et du match contre Bordeaux. On avait une super ambiance dans le groupe. On jouait le vendredi soir à Mayol, il me semble et le mardi précédent la rencontre, on s’est tous retrouvés dans un resto, pas loin du stade d’ailleurs. La soirée avait été « exceptionnelle”. On s’était couché très tard. Tous les joueurs étaient venus, ce qui étaient assez rare et 3 jours plus tard, on battait Bordeaux et Zidane.

C’est vraiment mon plus beau souvenir « hors foot » de toute ma carrière cette soirée là…

UN MATCH EN PARTICULIER ?

Bien sûr les matchs de coupe de France contre Bordeaux et Montpellier. Mais il y a aussi certains matchs moins connus du public mais qui m’ont marqués. Le match à Paris contre le Paris FC. Peu de joueurs « titulaires » avaient fait le déplacement car on était pas payés et on est parti avec beaucoup de jeunes du club comme Kaba Diawara.

Le match contre Istres à Mayol aussi où Vernet et Vanverberghe prennent chacun un rouge et où l’on gagne 1 à 0. On était allé au fond de nos réserves athlétiques pour gagner ce soir-là.

Cette saison là, on avait du prendre 10 ou 11 cartons rouges. On a joué pratiquement 1 match sur 2 à 10 contre 11.

Le match contre Grenoble à Mayol aussi. Capital pour la montée. Là encore, on débute mal la rencontre. Alerte à la bombe, tout Mayol sur la pelouse et pourtant, ce soir-là on gagne 2 à 0 : je marque sur un centre de Charlet, une déviation de Cabezas et je fais une reprise victorieuse. De plus, Grenoble était mon ancien club, celui où j’étais stagiaire pro. Le public avait répondu présent ce soir-là.

Et quand Mayol est bien rempli : c’est chaud !

EN QUELQUES MOTS, SI TU DEVAIS RÉSUMER TON AVENTURE TOULONNAISE ?

C’est mon club de cœur. J’ai grandi à Toulon, j’y ai vécu, j’y ai encore toute ma famille. Parce qu’aussi mon oncle, mon père et moi même, nous nous sommes investis pour le club, mais c’est le club de tous les toulonnais !

Pour faire un résumé de mon aventure, il faudra attendre la fin de ma vie. Pour le moment, j’y ai écris de belles pages.

Le livre est encore ouvert et peut-être pas terminé, qui sait … ?

QUE DEVIENS-TU ?

Je suis l’entraîneur de l’équipe B de l’OGC Nice. Après diverses expériences, je suis revenu à Nice, là où j’ai débuté ma carrière en 2003. Je passe actuellement mon diplôme d’entraîneur professionnel.

Je voulais terminer en souhaitant au Sporting et à la ville de Toulon de remonter le plus vite au plus haut niveau.

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