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Le SPORTING c’était la famille, une mentalité, c’était la force…

Joueur emblématique des années dorées du foot Toulonnais, ses deux saisons passées sur la rade resteront à jamais gravées dans les mémoires du peuple Azur et Or de Mayol. Il était à l’image de ceux qui remplissaient les gradins du fameux stade : fier, bagarreur, casse-cou, ne reculant jamais et n’ayant peur de personne. Il était le dernier maillon de la fameuse défense tant redoutée. Sa jeunesse et sa fougue ont fait de lui le chouchou des amoureux de la Rascasse. Il garde un immense capital sympathie au pied du Faron. Aujourd’hui, c’est avec Pascal Olmeta que le Musée vous propose de passer un moment…

PASCAL, POURQUOI AVOIR CHOISI LE SPORTING ?

Tout simplement, j’étais en contact avec Francis Borelli le président du PSG. J’étais au tournoi international espoirs de Toulon et là, Rolland Courbis et Délio Onnis sont venus taper à ma porte. Le parlé de Rolland et Délio, leur discours a valu sur celui de Borelli.

Que des mecs extraordinaires

QUEL JOUEUR DU SPORTING T’A LE PLUS MARQUE ?

Y’en avait tellement, que des mecs extraordinaires. Entre les Courbis, Boissier, Bérenguier, Alfano… que des tueurs. Quand tu es jeune et que tu arrives, y’a rien de plus beau que de côtoyer des mecs comme ça. C’était la famille, une mentalité, c’était la force. C’était fabuleux. Je ne peux pas ressortir un joueur, c’était un groupe, une histoire d’hommes. Toulon, c’est une terre de rugby et si on réussissait à remplir Mayol, c’est que c’était plus une histoire d’hommes, d’équipes, que d’individualités.

UN SOUVENIR, UNE ANECDOTE SUR TON PASSAGE A TOULON ?

C’est mon meilleur souvenir et pas seulement parce que ma fille aînée est née à Toulon. Mais quand tu es jeune et que tu vis dans un environnement comme celui du Sporting à l’époque, tu te régales tous les jours. On vivait comme une famille. Après, une petite anecdote, j’en ai une. Contre le PSG, il me semble. Avant le match, Rolland me demande de prendre un petit « cachet bleu » sans savoir ce que c’était… ça a été de la folie tout le match, j’en aurais grimpé sur la barre transversale… (rires). Bref, quand tu as vingt et un ans et que tu vis des moments comme ça, ça te marque !

Le fameux but de Bosser…

UN  MATCH EN PARTICULIER ?

Le fameux match contre Brest et le fameux but que je prends de Bosser… Et le pire, c’est que dix minutes après avoir pris ce but, je refais la même sortie et là, j’ai senti tout le public qui s’est « arrêté de vivre »… à attendre de voir ce que j’allais faire du ballon (rires).

EN QUELQUES MOTS, SI TU DEVAIS RESUMER TON AVENTURE TOULONNAISE ?

C’est à Toulon que j’ai connu mes plus belles sensations. C’est grâce à Toulon et à Courbis et Onnis qui sont venus me chercher que j’ai fait cette carrière-là. C’est grâce au Sporting que Jean-Luc Lagardère est venu me chercher et que je suis parti à Paris (au Matra Racing). Quand tu es jeune et que tu es entouré de gens comme cela, ça t’ouvre les portes de tous les grands clubs. Si ce n’est pas à ce moment-là qu’ils viennent me chercher, je ne fais peut-être pas la même carrière. Et puis, jouer à Toulon quand tu es jeune et que tout le monde t’arrête dans la rue pour te parler, te soutenir et t’encourager, c’est magnifique. Je souhaite à mon fils, qui joue gardien au Gaz et même à tous les joueurs de connaitre un jour un stade comme ça, une ville comme ça, avec cette ferveur là !

QUE DEVIENS-TU ?

Avec ma femme, on organise des événements, comme on l’a fait par le passé à Toulon. On organise des rencontres foot/rugby. Une mi-temps foot, une mi-temps rugby. Depuis on a fait la même chose à Toulouse et à Bordeaux. Tout ceci pour une association : « un espoir pour la vie« , qui s’occupait au départ d’enfants atteints du cancer et maintenant, d’enfants atteints également d’autres pathologies, comme la cécité par exemple.

Et puis j’ouvre dès avril, le Domaine Olmeta, à Porticcio, qui fera de la location de villas.

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Pascal Olmeta
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