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“On aurait fait n’importe quoi pour l’autre, son coéquipier”

Issu de la « filière Monégasque » du Sporting du début des années 80, il arrive sur la rade ,tout auréolé de son titre de champion de France de première division, pour suppléer les Onnis et consorts. Besogneux, il régale Mayol par sa capacité à récupérer un nombre incalculable de ballons. Gros travailleur, il savait se mettre au service du collectif Azur et Or. Il sera resté 5 saisons au pied du Faron et sera de la folle soirée Grenobloise chère au peuple Toulonnais. Son souvenir est tenace encore du coté de Bon Rencontre. Aujourd’hui, c’est avec Jean-Pierre Chaussin que le musée vous propose de passer un moment.

JEAN-PIERRE, POURQUOI AVOIR CHOISI LE SPORTING ?

Christian Dalger venait d’être nommé entraîneur du Sporting. On venait d’être champion de France avec Monaco. Il m’a demandé de venir à Toulon. J’avais 19/20 ans et le nouvel entraineur de l’ASM ne comptait plus sur moi, je suis donc parti en prêt à Laval, où j’ai servi de monnaie d’échange. Puis de Laval au Sporting, toujours en prêt.

QUEL JOUEUR DU SPORTING T’A LE PLUS MARQUE ?

Sortir un nom de suite est impossible. Y’en a trop. On était plusieurs ex-Monénasques : les Emon, Onnis, Courbis, Ricort… Et puis après sont arrivés les Pardo et tous les autres, il y avait donc beaucoup de talents.Mais, je dirais malgré tout Délio Onnis. C’est un grand Monsieur et un grand joueur. Un joueur qui ferait ce qu’il a fait maintenant, serait le roi du monde. Mais, pour moi il est indissociable de Dalger qui savait le trouver de suite, les yeux fermés. Christian (Dalger) était très bon aussi, tout comme Roland (Courbis) à son poste.

UN SOUVENIR, UNE ANECDOTE SUR TON PASSAGE A TOULON ?

J’en dirais bien une, marrante… mais est-ce que l’on peut le dire ??? Je ne sais pas trop… En même temps, il y a prescription. On va jouer un match à Nancy et l’on gagne 3 à 1 là-bas. Je m’en souviens car je marque et comme je marquais peu pendant la saison (seulement 2 ou 3 buts), on ne peut que s’en souvenir. Bref, je rentre dans la défense, un peu trop facilement à mon gout, et je marque….Je ne dis rien. J’ai appris des mois après, que le match avait été « arrangé »… (rires). C’était pour ça que ça m’avait paru facile (rires)…

UN MATCH EN PARTICULIER ?

La montée à Grenoble fait partie de mes meilleurs souvenirs. Même si le titre de champion de France avec Monaco est le meilleur souvenir de ma carrière. Je me rappelle également d’avoir battu le PSG à Mayol. Toulon qui battait le PSG, c’était énorme. Quelques bons matchs contre l’OM aussi, où c’était toujours des matchs particuliers, tant c’était chaud entre supporters. La demie-finale de coupe de France contre Monaco, où je marque et au match aller et au match retour. Il y a aussi le but que je marque, toujours en coupe contre Lens à Mayol à la 91 ou 93 ème et que la pelouse est envahie… ça aussi, c’est un gros souvenir.

EN QUELQUES MOTS, SI TU DEVAIS RESUMER TON AVENTURE TOULONNAISE ?

Ca a été une bonne époque pour moi. C’est plutôt le foot de cette époque-là qui me manque. On était des amis, des potes proches. On aurait fait n’importe quoi pour « l’autre », son coéquipier. On se serait mis une balle pour Rolland. On était un groupe, un vrai. Maintenant, ce sont plus des individualités dans un collectif. Et puis, à Toulon, il y a ce public, il est formidable. Toujours derrière nous. Il y avait le foot et le rugby et Mayol était plein tout les samedi. Une fois pour le Sporting, une fois pour le RCT. Et puis, c’est à Toulon que j’ai connu ma femme…

QUE DEVIENS-TU ?

Quand j’ai arrêté ma carrière, j’ai monté une entreprise de paysagiste en m’associant avec un beau-frère dans le golf de St-Tropez. Et là, on va dire que je suis en pré-retraite. J’attends que ma femme soit également à la retraite pour vendre notre maison et revenir sur Toulon, dans un appartement, en ville…(rires). Mais, ce n’est pas pour maintenant….

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Le Musée du Sporting Toulon - Non officiel
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