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On était toulonnais et que toulonnais…

Une longévité exceptionnelle au service de la rascasse. Une fidélité sans faille de douze saisons au Sporting où il aura connu trois divisions. Il restera comme un joueur discret mais important dans les effectifs du onze de la rade. Il s’attachera à être et à ressembler au peuple de Mayol. Besogneux, rugueux, défendant chèrement le maillot, rendant coup pour coup. Il sera, dans l’ombre des artistes offensifs Toulonnais, un solide latéral. Ce soir, c’est avec Philippe Carvalho que le musée vous propose de passer un moment…


PHILIPPE, POURQUOI AVOIR CHOISI LE SPORTING ?

J’étais au centre de formation de Besançon qui venait de déposer le bilan. Le responsable du centre (Luc Bruder) avait été contacté par Paul Orsatti pour prendre la direction de celui du Sporting. Et il lui a demandé si je pouvais venir avec lui. C’est comme cela que je me suis retrouvé à Toulon. La première année, j’étais amateur, mais j’étais nourri et logé par le club au centre de formation. La saison d’après, j’ai signé mon premier contrat de stagiaire -pro.

QUEL JOUEUR DU SPORTING T’A LE PLUS MARQUE ?

Impossible pour moi de ressortir un joueur. C’était un groupe, une mentalité, un état d’esprit. Tout le monde s’entendait bien et ce serait très difficile de citer un joueur plus qu’un autre. Il y avait les Roger Mendy, Berenguier, Luigi, Ginola, Paga et tous les autres. J’étais un peu plus proche de Patrick Collot, on avait le même âge, on était au centre de formation ensemble et on vivait dans le même appartement.

UN SOUVENIR, UNE ANECDOTE SUR TON PASSAGE A TOULON ?

En fait, je suis arrivé relativement jeune, à 18 ans. Au bout de seulement deux matchs, Roland me prévient que je vais jouer contre l’OM à Marseille. Ca fait une drôle d’impression de jouer un derby là-bas. On rentre sur le terrain à l’échauffement, le stade est vide et quand on revient pour le coup de sifflet, il est plein et… contre nous !! Au début, ça impressionne un peu et sitôt le coup d’envoi donné, on est à 100 % dans le match.
Il y a aussi, les stages de pré-saison au Touquet. Il y avait une super ambiance, de bonnes rigolades, mais aussi beaucoup de travail. Ca forgeait une solidarité et ça créait un groupe.

UN MATCH EN PARTICULIER ?

Mon premier et seul but à Mayol lors de la saison 87/88 contre Lens et Gaétan Huard. On gagne 2 à 0 et je marque le premier but. (Le deuxième est de Jorge Dominguez ). J’étais excentré coté gauche à 30 mètres des buts et je frappe en pleine lucarne coté opposé.
Et puis, il y a aussi les derbys contre l’OM. Ça ne rigolait pas, ni sur le terrain, ni dans les tribunes. C’était des matchs à part. On est même reparti une fois du vélodrome en se faisant caillasser le bus. Les ambiances étaient plus chaudes que le reste de l’année, le contexte autour de ces matchs étaient particuliers. C’est dommage que les jeunes n’aient pas connu ça. Ils ne peuvent pas comprendre. On était Toulonnais et QUE Toulonnais.

EN QUELQUES MOTS, SI TU DEVAIS RESUMER TON AVENTURE TOULONNAISE ?

Le Sporting et Toulon m’ont permis de rencontrer mon épouse et de créer une famille. J’ai un fils, il joue au foot en U10 au Racing, d’ailleurs, il joue arrière droit (rire). Je lui donne parfois quelques conseils (rire).
Je l’ai mis au Racing car il y a Fred Meyrieu. Au Sporting, je ne connais plus personne hormis Luigi. C’est dommage de ne pas s’appuyer sur d’anciens du club pour entraîner les équipes de jeunes, il n’y en a pas un !

QUE DEVIENS-TU ?

Je travaille à la mairie de Toulon et je suis encore les résultats du Sporting via les journaux. Quoiqu’il arrive, c’est mon club !

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Le Musée du Sporting Toulon (non officiel)
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