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Patrice Eyraud : Dans aucun autre club tu n’as de l’ambiance et du public… A Toulon, oui !

Les Interviews du Musée du Sporting Toulon

Par la force des choses, ce Toulonnais ne sera resté qu’une saison en Azur et Or. La dernière que le club disputera en première division. On aurait aimé qu’il puisse faire carrière sur la rade tant il fut apprécié par ses coéquipiers et par le public de Mayol. Joueur « discret » mais terriblement efficace, il participera à l’élaboration du jeu Toulonnais et sera un homme de base de coach Dewilder qui l’alignera à 36 reprises en championnat. Il trouvera par 6 fois le chemin des filets. Aujourd’hui, c’est avec Patrice Eyraud que le musée vous propose de passer un moment.

PATRICE, POURQUOI AVOIR CHOISI LE SPORTING ?

Je suis un local, je suis Toulonnais, du Beausset. J’ai fait mes classes au Racing et il était normal un jour de jouer pour le Sporting. J’étais en fin de contrat avec l’OM et le Sporting, via son président, m’a contacté, car Robert Dewilder me trouvait intéressant. De plus, je connaissais des joueurs. Fred Meyrieu entre autre, avec qui j’ai joué en pupilles et cadets au Racing .

QUEL JOUEUR DU SPORTING T’A LE PLUS MARQUE ?

Difficile de ressortir un joueur durant cette saison. Malgré la descente, on avait une bonne équipe. Rien n’a été facile quand les problèmes sont arrivés. Ce fut compliqué tant sportivement que financièrement. On a été gêné par tous ces problèmes extra-sportifs.

UN SOUVENIR, UNE ANECDOTE SUR TON PASSAGE A TOULON ?

Le souvenir, c’est d’avoir vécu toute une saison avec des problèmes. ça a commencé dès le début et jusqu’à la fin. Et malgré tout ça, je persiste à dire que l’on avait un bon groupe, avec un super état d’esprit. La saison a été longue, mais on a toujours joué, on s’est toujours entraîné, on a rien lâché, même si on était toujours en réunion pour savoir de quoi demain serait fait, comment tout ça allait se terminer, comment tout allait se passer…. On avait un super groupe pour vivre et surpasser tout ça.

Je le redis, on avait pas mal de très bons joueurs avec un super état d’esprit. Même si on est descendus, sans tous ces problèmes….

UN MATCH EN PARTICULIER ?

Non, pas vraiment. Je me souviens que l’on avait quand même fait une bonne entame de saison, hormis la défaite à Monaco. Je me souviens surtout du plaisir que l’on avait à joueur ensemble. Peut-être le dernier du Sporting en première division contre Monaco où l’on perd 5 à 4 à Mayol et où je marque 2 buts sur penalty…

EN QUELQUES MOTS, SI TU DEVAIS RÉSUMER TON AVENTURE TOULONNAISE ?

Beaucoup de regrets et de frustration. Mon expérience a été courte, trop courte. Je suis Toulonnais et j’aurais aimé rester plus longtemps, mais je suis arrivé en même temps que les problèmes. Toulon, le Sporting, c’était quelque chose. Et même encore maintenant, quand on parle de Toulon et du Sporting, les gens te le disent. Y’a tout là-bas. La ville, le stade, le public, les supporters et l’ambiance. On ne retrouve pas ça de partout. Ici (dans les Bouches du Rhône), il y a l’OM et après, c’est fini.

Dans aucun autre club, tu as de l’ambiance et du public… A Toulon, oui !

QUE DEVIENS TU ?

Je suis l’entraîneur (heureux) de Marignane-Gignac FC. Cette montée en National vient couronner le travail fait ici depuis 4 ans. Elle est méritée. Elle est logique à la vue du déroulement de la saison. On a été premier pratiquement tout le temps. Malgré tous les « gros » clubs (Fréjus, Toulon, Martigues). C’est une récompense pour tout le monde ici.

 

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