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Philippe Thys : On peut avoir des regrets…

L’interview exclusive du Musée du Sporting Toulon

Encore un défenseur recruté par Roland en personne. C’est dire la qualité du joueur. Il sera arrivé sur le tard à Toulon, dans une équipe taillée pour jouer le haut de tableau mais qui sera vite rattrapée par le premier naufrage financier du club.

Il avait tout pour réussir son séjour sur la rade et il le prouva durant les trois saisons où il porta la tunique Azur et Or. Défenseur accrocheur, rugueux mais possédant un bagage technique supérieur à la moyenne pour ce poste, il a laissé un souvenir probant dans la mémoire des supporters.

Mesdames, Messieurs : Philippe Thys…

PHILIPPE, POURQUOI AVOIR CHOISI LE SPORTING ?

C’est tout bête, j’étais sous contrat avec l’om et lors de la deuxième saison, Tapie recrute Amoros pour être titulaire à ma place. Je lui dis que je voulais du temps de jeu et que je désirais partir. Il m’a donné son feu vert et j’ai signé au Sporting. Rolland (Courbis) m’a dit qu’il montait une grosse équipe à Toulon où l’on jouerait le haut de tableau et je suis venu, alors que j’avais d’autres sollicitations.

Je ne regrette absolument pas mon choix, au contraire.

QUEL JOUEUR DU SPORTING T’A LE PLUS MARQUE ?

Bien entendu que j’avais un peu plus d’affinités avec certains qu’avec d’autres, mais je retiendrais Antoine Kombouaré et Philippe Anziani. Anziani, était le plus adroit devant le but, intrinsèquement, c’était le plus fort footbalistiquement parlant. Et puis, j’ai aimé le mental du Kanak, Antoine Kombouaré.

UN SOUVENIR, UNE ANECDOTE SUR TON PASSAGE A TOULON ?

Malheureusement, je n’ai pas de grands souvenirs sportivement.Le Sporting a été pour moi, une expérience à tous les niveaux. On a joué cinq mois sans être payés et ça, ça nous a été préjudiciable. Il y avait du talent dans cette équipe avec des joueurs qui avaient du vécu. Le contexte Toulonnais n’était pas simple. Heureusement, que le club a vendu Kombouaré au PSG, sinon on n’aurait jamais rien eu (rire). Mais quand même, quand on entame la saison avec 5 défaites d’affilée… et puis après, que l’on bat l’OM deux fois, le PSG. Ça peut laisser des regrets. On était une super bande de mecs et sans le « problème » de Rolland deux mois après le début de saison qui a foutu la pagaille, on aurait eu une belle et grosse équipe. Avec les Rabat qui arrivait du PSG, Meyrieu qui arrivait de Marseille comme moi, Pineda, Kombouaré, Franck Passi … On aurait pu faire quelque chose de bien.

UN MATCH EN PARTICULIER ?

On a eu de belles satisfactions quand même, comme cette belle victoire au parc contre Paris où ça n’est jamais simple de gagner. On fait un superbe match, on perdait 2 à 1 et on gagne au finish 3 à 2. Puis les victoires à Toulon contre l’OM avec un but de Fred Meyrieu et à Marseille sur le même score. Deux belles victoires contre « le voisin !! ».

Ce sont de bons souvenirs ces matchs là…

EN QUELQUES MOTS, SI TU DEVAIS RÉSUMER TON AVENTURE TOULONNAISE ?

C’est la découverte, les rencontres que j’ai faites là-bas. Des joueurs avec qui je suis resté très amis, MiguelPineda, par exemple est le parrain de mon fils de 24 ans. Vraiment, c’est au Sporting que j’ai gardé le plus de vrais amis : les Anziani, Meyrieu, Pineda, Kombouaré, Passi, Bosz et j’en passe. On peut être fiers d’avoir tenu le rail et d’avoir continué à jouer et défendre les couleurs malgré tout ce contexte qui nous a pipé les saisons (surtout la dernière). Je ne regrette absolument rien de mon passage là-bas.

Avec le recul et quand on voit le groupe que l’on avait, on peut avoir des regrets quand même, mais c’est comme ça …..

QUE DEVIENS TU ?

Je suis directeur sportif de Tubize en Belgique depuis 4 ans et demi. Je suis arrivé avec le nouveau propriétaire Sud Coréen et l’on joue en deuxième division. Après deux belles premières saisons avec une montée ratée de peu, on est en retrait depuis deux ans.

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Le Musée du Sporting Toulon
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