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LE BILAN, épisode 3

Où en est et où va le Sporting à l’aube de 2023 ?

Bilan et perspectives

L’arrivée de la nouvelle direction sportive avec Marcel Dib, le directeur sportif, et le staff complet composé de Rech, Gandolfo et Conesa, débarqués tous les 4 d’Aubagne, n’a pas été synonyme de réussite. Ils ont éprouvé pas mal de difficultés, lors de ce premier semestre, autant surprenantes, qu’attendues.

Surprenantes parce qu’on pouvait s’attendre à ce qu’un staff, habitué à évoluer ensemble et épaulé de Dib, qu’ils avaient comme patron à Aubagne, serait un vrai plus pour pouvoir insuffler une nouvelle dynamique positive ; après une saison complètement ratée et pas seulement concernant l’équipe fanion (descente des U19 et de la réserve).

Marcel Dib, ancien de la maison, désormais dans le rôle de patron du sportif et contrairement à son prédécesseur, connaît le niveau dans lequel évolue le Sporting, mais semble ne pas avoir pris la mesure et l’ampleur de la tâche.

Il faut bien plus qu’un nom pour redonner un élan et un espoir à un club, qui semble en perdition depuis la descente de National (hormis l’éclaircie de la saison 2019/2020, prématurément arrêtée par la crise sanitaire).

Même constat pour le staff, emmené par Eric Rech, coach formateur et oeuvrant dans ce N2 si particulier, mais touchant du doigt qu’entraîner le Sporting est bien plus difficile qu’entraîner Aubagne ou 98% des 64 équipes du N2.

Etre coach au Sporting n’est pas neutre. La pression y est bien plus rude, les attentes plus exacerbées et pour couronner le tout, les fondations et la structure du club, inexistantes, sont un frein chronique à la bonne marche sportive du club. Y évoluer doit être assumé, pas de place à la politique de l’excuse, elle sera toujours inaudible, même si elle peut ponctuellement être légitime.

D’autant  que d’autres  ont prouvé qu’on pouvait réussir  dans un laps de temps tout aussi court et malgré  ce fameux climat inadéquat.

La suite proche ?

Les mêmes personnes produisant les mêmes maux, à moins d’une remise en question de tous les acteurs aux commandes du club, la suite n’apparait pas spécialement réjouissante.

Un attaquant est pisté, mais 4 ont été mis sur le côté, dans un secteur où le Sporting ne pèche pas le plus. Un défenseur également sur les tablettes, mais quid du poste et du statut ? Bref, on ne s’attaque pas aux problèmes de fond et le staff semble se perdre dans des considérations secondaires ; pour bien faire évoluer un groupe alors qu’il faudrait déjà penser à en tirer le maximum, ce qui n’est pas du tout le cas.

Le comportement de l’équipe jusqu’à la fin de saison, où rien n’indique que le staff a mangé son pain noir, sera bien entendu important.

Au passage, on peut s’interroger sur la décision de reprendre l’entraînement le 2 janvier pour un premier match le 7, à Thonon. Il y aura un jour de moins d’entraînement avec le départ la veille, pour une reprise qui semble tardive.

Les perspectives dans un avenir à moyen terme ?

La saison prochaine et son intersaison devraient nous en dire plus sur les craintes ou les espoirs, les ambitions et l’état réel du club.

Sans parler de descente, encore moins de montée, rien n’indique avec certitude que le staff sera prolongé, sauf si seconde partie TRES réussie, j’insiste sur le très !

Clairement, les alternatives qui s’offrent dans un avenir proche à l’actionnaire majoritaire, en cas de mauvais résultats (alternatives positives et porteuses d’espoir j’entends) sont faibles. Les jokers ayant tous été grillés, années après années, pour se retrouver dans la situation actuelle où plus personne de réellement compétent et intéressé par le club ne veut y oeuvrer. Processus entamé il y a plusieurs années, les coachs ciblés prioritairement ont tous décliné.

Cela ne veut pas dire que le staff actuel et Dib ne le sont pas. Le bilan étant de plus incomplet : juste une anticipation de la situation dans laquelle le club peut se retrouver dans quelques semaines, voir quelques mois, vu le classement actuel (possiblement relégable à ce jour).

Ne rien prévoir, ni ne rien anticiper, est une des marque de fabrique de la direction : dire ce qu’on fait, mais ne jamais faire ce qu’on dit, aussi.

Mieux vaudrait trouver les solutions pour redresser la barre dès la nouvelle année qui s’ouvre.

Manu

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